Jean-christophe Lagarde : des hypocrisies françaises aux mensonges à Drancy

septembre 9, 2008

Il l’avait déjà expliqué lors d’une séance au conseil municipal, portant notamment sur l’officialisation de la vocation exclusive de mosquée de la toute nouvelle ex-salle polyvalente de Drancy Avenir (l’une des deux séances qui n’ont pas été publiées sur le site officiel de la municipalité), il l’a apparemment confirmé au journal Le Parisien le 6 septembre : Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy, nouveau grand pourfendeur des hypocrisies françaises, (du moins dans son livre de l’été), ment délibérément aux Drancéens, pour le bien commun, pour notre bien, car nous autres, Drancéennes et Drancéens, voyez-vous ne sommes  certainement pas capables de penser, de réfléchir par nous-mêmes, nous ne savons pas nous tenir, il faut faire les choses qui paraissent sensibles, dans notre dos, discrètement, en nous mentant sur la réalité, pour que nous puissions uniquement, une fois que tout est fait, reconnaître avec admiration que c’était en effet ce qu’il fallait faire. . .

Mais quel est ce maire qui semble prendre ses administrés pour des brutes incultes et non douées de pensée ?

Faut-il qu’une certaine droite se sente à ce point installée, faut-il qu’un homme politique se sente à ce point investi d’une mission quasi-divine, d’une supériorité sans appel sur les habitants de « sa » ville, d’un paternalisme achevé, pour en arriver là !

Mais qu’est-ce que c’est que cette façon de faire ? Nous savions déjà Jean-Christophe Lagarde peu en phase avec le concept de démocratie participative, cette chose bizarre à ses yeux et qui voudrait dire que le peuple puisse participer aux choses de la la ville dans laquelle il habite, plus d’une fois tous les 6 ans, lorsqu’il s’agit de glisser un bulletin dans l’urne. Quelle idée saugrenue ! « Votez, puis dormez 6 ans ! »

Mais là, c’est quand même un cran de plus dans le mépris affirmé de la citoyenneté de chacune et de chacun, c’est l’affirmation d’une certaine attitude de celui qui pense que tout lui est devenu acquis et que lui seul, au-dessus de la mêlée, a reçu des votes de ses concitoyens le pouvoir de faire ce qu’il veut, de les mener où il veut, en les maintenant dans une ignorance orchestrée, parce qu’ils ne savent pas ce qui est bon pour eux, parce qu’ils ne sont pas suffisamment intelligents pour entendre et comprendre les raisons de tel ou tel projet afin de s’exprimer et donner une opinion digne d’être prise en considération. Et bien NON ! Avec Jean-Christophe Lagarde, c’est « Dormez Drancéennes, dormez Drancéens, ma police municipale veille sur vous, je m’occupe du reste, de tout le reste et vous verrez après comme j’avais raison. »

Êtes-vous d’accord avec cette façon de faire ? Sommes-nous condamnés à être les moutons de notre berger -menteur Jean-Christophe Lagarde ? Quel sera votre prochain mensonge, Monsieur Jean-Christophe Lagarde ?

Quelque soit le fond de l’affaire, ce n’est pas une façon de faire, Monsieur le maire. J’ose espérer que vous réfléchirez à vos actes et que vous vous rendrez compte que la démocratie, qui vous a porté à la plus haute marche de notre ville, qui vous a offert une nouvelle fois cette écharpe tricolore qui orne votre costume, mérite le respect le plus absolu, nécessite de vous une conduite exemplaire et un effort de tous les instants pour expliquer, échanger, écouter vos concitoyens et habitants de votre ville, y-compris au delà des seuls 42 conseillers municipaux qui forment votre majorité absolue au Conseil municipal.

Assumez vos choix au grand jour, n’ayez pas peur de votre ombre ni de la notre, nous aussi Drancéennes et Drancéens, avons reçu à la naissance les dons merveilleux de l’intelligence et du coeur.

Vous devez à votre ville, non pas cette sorte de gouvernement par le mensonge soit disant éclairé, mais une direction claire, précise, transparente et ouverte des affaires de la ville et des ses habitants.

Gilles Saulière, Conseiller municipal d’opposition socialiste.


Qui a dit, « Ne tirez pas sur l’ambulance ! » En tous cas, ni Nicolas Sarkozy, ni Jean-Christophe Lagarde, c’est certain !

mai 19, 2008

Pour fêter ses 1 an de règne présidentiel, Nicolas Sarkozy a décidé de s’attaquer « courageusement » … à la baisse du pouvoir d’achat ? Non, non, vous n’y êtes pas, c’est au droit de grève, bien sûr, que notre président préféré s’attaque avec le courage qui caractérise les grands hommes.

Et il le fait avec de gros sabots bien gras et bien lourds de démagogie populiste, tentant de dresser le peuple de France contre le service public de la France et pas le moindre, celui qui est censé prodiguer l’enseignement de la république à ses enfants. Ainsi peut-on lire dans la dernière newsletter de l’UMP d’aujourd’hui le texte suivant :

« Dites oui à l’accueil de nos enfants à l’école les jours de grève »

« Lors de son allocution télévisée le 15 mai, le Président de la République a annoncé qu’un projet de loi serait déposé par le Gouvernement avant l’été, instaurant le droit à l’accueil des élèves dans les écoles les jours de grève. »

« Ce texte garantira à la fois le droit pour les enseignants de faire grève, mais aussi le droit pour les enfants d’être accueillis les jours de grève, et le droit pour les parents de travailler ou de s’organiser dans les meilleures conditions. »

« Le Président de la République, le Gouvernement, et l’UMP sont décidés à donner aux familles, notamment les plus modestes, le droit de ne pas subir financièrement, comme c’est le cas aujourd’hui, la grève des enseignants. »

« Le Président de la République, le Gouvernement, et l’UMP sont décidés à donner aux familles, notamment les plus modestes, le droit de ne pas subir financièrement, comme c’est le cas aujourd’hui, la grève des enseignants. » etc…

Bel exemple de solidarité nationale que nous délivre là le président de la république, son premier ministre et son parti. Il ne manque à ce petit texte que l’autre parti de droite, le Nouveau Centre et non inénarrable nouveau n°2, Jean-Christophe Lagarde, toujours apparemment à l’affût de mesures bien populistes lui aussi.

La France tombera-t-elle dans ce piège aussi grossier ?
Nous pensons, nous rêvons que non !

Le droit de grève est sacré !

Tout d’abord, le droit de grève est un droit conquis de haute lutte par nos anciens, qui bien souvent donnèrent leur vie et leur sang pour que la justice sociale, dans notre pays et bien d’autres, puisse s’établir et se négocier, sur la base de ce droit fondamental de pouvoir cesser le travail, dernier recours lorsque tout dialogue est bloqué. Avant, rappelons-nous, le seul recours était l’insurrection…

Or, toute tentative d’obstruction de l’exercice de ce droit, toute dérive visant à casser la grève, contourner la grève, annuler l’effet de la grève, quelque soit la tentative, quelque soit la dérive, si petite qu’elle soit, est dangereuse, pour la paix sociale, pour la démocratie ! Car il emporte le risque d’éliminer toute possibilité de dialogue et de négociation, en cas de conflit dur. Alors, le jour venu, lorsque l’exaspération sera trop lourde, lorsque la coupe sera vraiment pleine, le seul recours risque de re-devenir l’insurrection. Est-ce cela que nous voulons ? Est-ce cela que Nicolas Sarkozy veut ? Et au cœur même de notre ville, est-ce cela que Jean-Christophe Lagarde veut ?

A droite, on veut toujours gommer le symptôme pour ignorer le mal !

Se préoccuper des enfants qui ne peuvent pas aller à l’école les jours de grève, c’est beau, c’est grand, cela semble même ne pas pouvoir être remis en question, cela semble aller de soi ! Qui sont donc les affreux méchants qui osent s’élever contre cela ?

Sauf que… Sauf que lorsque l’on décide de sortir de ce discours démagogique et hypocrite, qui démontre une chose au moins, c’est le peu d’estime dans lequel on porte le peuple, jugé suffisamment crétin pour se laisser abuser par ce genre de raisonnement, lorsque l’on sort de cette mascarade, il est possible de se poser 2 simples petites questions de bon sens :

  • Nicolas Sarkozy est-il Bernadette Soubiroux ? A-t-il reçu la révélation divine ? La droite a été au pouvoir pendant très longtemps… Le droit de grève existe depuis bien longtemps… Nous fêtons même cette année, ce mois-ci, un anniversaire historique de l’exercice ultime du droit de grève… Et bien durant toutes ces années, personne, à gauche bien évidemment, mais à droite non plus, ni De Gaulle qui fut pourtant bien bousculé par les évènements de mai 68, ni Pompidou, ni Giscard, ni Chirac, personne à droite ne songea à ébranler ce soubassement solide et fondamental de la paix sociale. Seul l’ami Nicolas Sarkozy sembla découvrir cette pseudo-évidence, cette révélation, consistant à gommer les effets indésirables de la grève, plutôt que de s’attacher, comme tous ses prédécesseurs, à travailler à guérir le mal. Mais il est peut-être vrai que pour lui, pour la nouvelle UMP Sarkozyenne et le Nouveau Centre de notre N°2 Jean-Christophe Lagarde, le fait que les enfants modestes ne puissent recevoir l’enseignement, ce n’est pas grave, tant qu’on ne les voit pas, bien gardés dans les services des mairies de droite… Leurs enfants à eux, pendant ce temps, où sont-ils ? Oups, bien sûr, les amis parents de Nicolas Sarkozy peuvent se payer gouvernantes, cours particuliers, écoles privées etc. Peut-être est-ce que c’était en prévision de cela, le cadeau du bouclier fiscal . . .
  • Qu’est-ce qu’on fait si les jours de grève sont payés, en cas de victoire des grévistes ? Et oui, voyez-vous, il fut un temps où les jours de grève étaient payés, … lorsque le mouvement de grève obtenait gain de cause ! Nicolas Sarkozy, Jean-Christophe Lagarde et leurs amis ont dû l’oublier ! En effet, s’il était logique que les jours de grève ne soient pas payés, en cas de défaite des grévistes et de reprise du travail, démontrant ainsi que leur grève n’était pas légitime, il était en revanche effectif et normal que les jours de grève soient finalement payés, une fois la grève terminée, si les grévistes, victorieux avaient eu gain de cause, la négociation ayant pu avoir lieu à leur avantage. En effet, la grève était donc légitimée et le patron se devait de reconnaître et assumer son erreur. Or, que dit Nicolas Sarkozy ? « Les mairies seront dédommagées des frais de garde par le reversement des journées de grève non payées ». Mais alors, quid si le mouvement est légitime et les jours de grève payés ? Cherchez l’erreur, trouvez la mauvaise foi…

Bref, arrêtons le massacre, stop aux hypocrites de cette mauvaise droite française, la droite vaut mieux que cela. Le populisme n’honore pas celui qui s’y adonne et le conduit doucement, inexorablement, vers les fonds insalubres de ce que l’homme recèle de plus dangereux pour l’homme.

Messieurs les patrons de la république, mettez-vous plutôt au travail !

Alors, plutôt que tirer sur toutes les ambulances qui passent, l’enseignement, le pouvoir d’achat, le temps de travail, Mesdames et Messieurs qui ont été portés par le peuple de France au gouvernail de notre pays, aux commandes de nos villes, mettez vous au travail et faites le bien, pour la France et avec elle, écoutez la, écoutez nous, prenez le temps entre 2 avions, 2 émissions de télé, de vous assoir à la table conviviale des négociations, vous verrez que nos enseignants ne mordent pas, que les fonctionnaires ne sont pas forcément des paresseux indolents, que les salariés, du privé, du public, se tuent à la tâche chaque jour que Dieu, Allah, la nature ou quiconque d’autre, fait, que les chômeurs et les RMistes n’en peuvent plus de ne pas pouvoir participer à la construction collective et que les patrons, notamment l’armée des quelques 1,6 millions de patrons de petites et moyenne entreprises, celles qui participent de la richesse du pays, ne sont pas tous de cette droite là…

Gilles Saulière, Conseiller municipal d’opposition socialiste


Ici, pas d’hypocrisie ! Dassault Falcon Service : un combat clair entre une direction cynique et des salariés courageux

avril 25, 2008

Les socialistes de Drancy soutiennent, sans hypocrisie, la lutte des salariés de DFS !

Certains écrivent des centaines de pages sur les hypocrisies françaises, passent à la radio, utilisent les sites officiels de leur mairie pour promouvoir leur « œuvre » … Mais où sont-ils sur le terrain de la réalité ? Ce terrain réel où l’atteinte au pouvoir d’achat, l’atteinte aux droits des salariés, s’accomplissent au grand jour, sans fard, sans aucune hypocrisie ! Ce terrain où l’obscénité de la hausse des bénéfices s’accompagne du sacrifice récurrent des hommes qui font l’entreprise ! Hypocrisie ? Non ! Pur cynisme !

Les faits :

Depuis le début de l’année les salariés de Dassault Falcon Service sur l’Aéroport du Bourget (93) agissent à raison de un à deux arrêts de travail par semaine pour des revendications qui concernent l’ensemble du personnel de toutes catégories : salaires, reconnaissance des compétences, maintien et développement des activités de DSF, embauches des très nombreux intérimaires, sous traitants présents à DFS et particulièrement dans les ateliers.

Dassault Falcon Service est considéré juridiquement comme une filiale à part entière et en tant que telle, de Dassault Aviation.

Or, dans les faits : Les dirigeants sont salariés de Dassault Aviation et non pas de DFS ; de plus en plus de tâches, de travaux sont sous-traités ; régulièrement, des salariés DFS sont transféré sur Dassault Aviation.

Tout ceci a pour conséquence d’affaiblir la capacité de Dassault Falcon Service, diminuer son autonomie et détruit peu à peu sa spécificité et sa valeur.

les activités de Dassault Falcon Service sont dédiées aux avions de la gamme Falcon (jet d’affaire) et portent essentiellement sur la Maintenance des avions, l’aménagement d’intérieur, les modifications, les Pièces de Rechanges, ainsi que la location d’avion avec pilote et hôtesse.

Dassault Aviation continuera t-il à dépouiller DFS de ses activités après lui avoir retiré les aménagements intérieur des avions, la vente d’occasion des avions et le stock mondial des pièces de rechange, qui se trouve ironiquement jsute en face de DFS dans un bâtiment de Dassault Aviation ?

« Quand Dassault Aviation décidera t-il de reconnaître DFS comme un établissement à part entière et d’y investir dans les hommes, dans le social, les salaires, les emplois ?

Quant aux salaires et la politique pratiqués à Dassault Falcon Service :

  • c’est moins de 1 300 € net par Mois pour vivre, pour le premier salaire,
  • c’est 36% de perte de pouvoir d’achat en 21 ans,
  • c’est une politique salariale inférieure à celle pratiquée à la maison mère Dassault Aviation !
  • c’est 200 salariés qui ont quitté l’entreprise ces cinq dernières années avec des conséquences graves quant à la perte de technicités ;
  • c’est plus de 50% du personnel intervenant sur avion qui à moins de 3 ans d’ancienneté ;
  • c’est les salariés de 57 ans qu’on envoie, en guise de retraite, au chômage, dans des départs négociés
  • c’est la non reconnaissance des compétences, du savoir-faire, des qualifications,
  • c’est 40% d’emplois précaires, de prêt de main-d’œuvre au travers d’entreprises dites de sous-traitance et de travail temporaire, qui interviennent sur avion

Continuer la lutte !

Au-delà des salariés qui participent régulièrement aux mouvements, c’est l’ensemble du personnel de toutes catégories qui apporte son soutien et sa contribution à la lutte.

Depuis le début du conflit, les salariés avec leurs Organisations Syndicales multiplient les propositions, face à une Direction sourde qui refuse de négocier.

Dans ce conflit les salariés de Dassault Falcon Service sont forts et déterminés. Tous les jours de la vie, dans et hors l’entreprise, ils rappellent que le niveau des salaires à DFS, dans le milieu de l’aviation d’affaires haut de gamme où sont brassés des millions d’euros, ne sont pas en adéquation avec les compétences, les qualifications du personnel et sont loin, très loin du compte.