Dimanche 7 juin, que vous soyez de gauche ou de droite, écoutez vos militants en campagne et votez à gauche :)

mai 28, 2009

Avis de recherche : La droite a encore disparu à Drancy !

En effet, où est-elle ? Habituellement, lorsqu’un scrutin approche, les militants de l’ensemble des forces politiques se retrouvent aux rendez-vous rituels de la vie démocratique locale. Tractage, dialogue avec les passants, cela se passe sur les marchés, le samedi matin, le dimanche matin, etc.

Cette fois, on a bien vu le Parti socialiste et ses militants locaux, ses élus locaux, on a aussi vu les militants communistes, les jeunes communistes, les militants du nouveau Parti de gauche, on a vue Lutte Ouvrière, jusqu’au MoDem et au NPA qui ont tracté sur nos marchés.

Mais d’UMP ou de Nouveau Centre, que Nenni ! Et lorsque, par hasard, nous croisions un élu de la majorité de droite drancéenne et que nous lui posions la question de savoir où ils étaient, celui-ci nous répondait qu’il militait à Neuilly, l’autre nous répondait, « Ah il y a des élections ? » bref, le ton était volontiers mutin, décontracté, peu concerné.

Alors que fallait-il en penser ?

  • Que la droite, nationalement et suivie par les gentils représentants locaux, sans vouloir le clamer sur les toits ou plutôt les marchés, appelait à une large abstention, pour ne pas avoir à tenir compte ensuite du résultat de ce scrutin s’il penchait lourdement sur sa gauche ?
  • Que la droite ne voulait pas faire campagne pour mieux endormir l’électorat ? Pour ne pas avoir à débattre avec nous sur les sujets assez fâcheux de ces derniers mois, sur fond de démonstration claire et limpide de l’échec d’une politique ultra-libérale ayant mené au désastre financier et économique que nous supportons maintenant chaque jour qui passe, pendant que d’autres se sont pressés les uns contre les autres, bien à l’abri sous leur boucliers fiscaux et bien requinqués par les petits milliards d’euros réinjectés dans les gouffres des banques devenues folles ?

Non, cela, je ne peux le croire. Aussi, j’ai cherché ailleurs et je crois avoir trouvé :

Si la droite n’est pas en campagne, à Drancy, comme ailleurs, c’est que sans vouloir l’avouer, elle partage en fait les idées énoncées par la gauche  ! ;)

Et elle adopte la posture de « celui qui ne dit mot, consent ». Alors donc, dimanche prochain, chers amies et amis de droite, lâchez-vous, venez donc voter, libérez votre bulletin gauche, votez pour une liste de gauche ! Et puis, en fait, votez pour une liste porteuse d’un idéal européen, d’un véritable programme de gouvernement de l’Europe, d’un plan de relance sans commune mesure avec les mesurettes qui ne sont allées jusque là que dans les poches de ceux qui ont toujours « gain »  de cause, votez pour le PSE, rassemblement unique de tous les partis socialistes, socio-démocrates, etc. européens, force politique unique en cette Europe à la quelle nous croyons, que nous voulons plus forte, plus juste, moins lâche, moins timorée face à la crise, pour que nous en sortions enfin, toutes et tous et non pas seulement les quelques nantis habituels surprotégés, quelques soient leurs erreurs, leurs errements, leurs fautes toujours plus lourdes et toujours moins sanctionnées ! Arrêtons cela ! Construisez un parlement européen qui nous protège  tous et s’occupe de nous tous, peuple de France, peuple d’Europe dans un monde blessé qui a besoin de toutes nos énergies positives.

Alors, que vous soyez de gauche ou que vous soyez de droite, dimanche 7 juin, votez à gauche, votez PSE. Et si vous vous sentez ni de droite ni de gauche, interrogez-vous, mais ne restez pas trop longtemps sur le milieu de de la route, c’est dangereux ! Traversez complètement vers votre gauche. Venez vous battre avec nous, nous ne sommes pas les femmes et les hommes d’un seul leader ;) Ici, il y a de la place pour tous, au service d’un projet progressiste, d’un projet de société européenne toute entière orientée vers plus de justice et de développement, nons pas agressif, non pas contre le reste du monde, mais harmonieux, apaisé.

Gilles Saulière, responsable du groupe d’opposition socialiste
au Conseil municipal de Drancy


Toujours plus fort : Drancy : la démocratie locale par l’exemple : illustration par le maire, Jean-Christophe Lagarde

septembre 27, 2008

C’était hier soir, 25 septembre 2008, 22h30, à la fin de la séance du conseil municipal : M. Jean-Christophe Lagarde avait indiqué en début de séance qu’il donnerait, exceptionnellement, la parole aux « personnes » qui le souhaiteraient sur le thème de l’article du Parisien intitulé, je cite, « Quand le maire se félicite d’avoir menti… ». Ce qui fut dit, fut fait.

Je fus le premier à demander la parole, sur deux points :

  1. Tout d’abord, je déclarai que je me prononcerais pas sur l’affaire, répétant ce que j’ai suffisamment écrit sur ce thème, ici sur drancydavenir.net, comme sur mon propre blog, Reflexionpolitique.net ou bien que j’ai indiqué au journaliste qui m’interviewait pour MEDIAS LIBRES, à savoir que cette dernière était suffisamment complexe et sensible pour que les socialistes et moi-même restions dans notre démarche sereine, de démêler l’affaire tranquillement, rencontrer les représentants des associations musulmanes concernées, afin ensuite, de voir ce qu’il y avait lieu de faire.
  2. Ensuite, que nous avions estimé particulièrement inconvenant pour un maire, de mentir à ses administrés, dans l’exercice de la gestion de sa ville, « pour leur bien », et qui plus est, de s’en vanter ensuite dans la presse. Cette attitude étant manifestement peu en phase avec les concepts de transparence et de respect de la démocratie locale.

Ceci me prit à peu près 2 minutes et 30 secondes. De quoi amorcer un débat sur le second point, ce thème fondamental des limites que l’on peut ? doit ? attribuer à l’exercice de la démocratie.

Jean-Christophe Lagarde s’empara alors de la parole pendant 35 minutes (!) puis déclara la séance close. Personne n’eut plus la possibilité de s’exprimer, ni moi, ni les autres élus de l’opposition, socialistes, mais aussi communistes et Lutte Ouvrière (l’élu MoDem était absent), qui n’eurent même pas le loisir, s’ils en avaient eu l’envie, de prendre la parole. Je déclare donc volontiers vainqueur du « débat » par K.O. audio sur le score de 33 à 2, Jean-Christophe Lagarde… La démonstration sur le site de la mairie de Drancy, c’est ici, c’est imparable. Exceptionnellement, l’enregistrement de la séance a été mis en ligne dès le lendemain. Bravo à la technique ;)

Cela dit, j’invite chaque drancéenne, chaque drancéen à écouter Jean-Christophe Lagarde, puis à lire ou relire ce que j’ai écrit.

C’est particulièrement édifiant, voire stupéfiant ! Si je me connaissais pas, en écoutant Jean-Christophe Lagarde, je me fuierais à grandes enjambées…

  • Je tiens donc à préciser, s’il en est besoin, que si je n’ai pas répondu à Jean-Christophe Lagarde, ce n’est bien évidemment pas parce que j’approuvais ses propos ni le portrait qu’il dressait des journalistes du Parisien, des socialistes de Drancy et de moi-même, c’est uniquement parce qu’il ne m’a pas permis de lui répondre ;
  • Je prends également le soin de vous communiquer les liens qui mènent aux textes que j’ai écrits sur le sujet et à l’interview de Medias Libres, textes ou propos que je revendique, à l’exclusion de tous autres, à cette date du 26 septembre 2008. En effet, Jean-Christophe Lagarde semble me prêter d’autres tribunes, que je n’ai pas, n’étant pas aussi médiatique que lui, modeste (comme il tient à le rappeler) conseiller municipal d’opposition (et à mandat unique) que je suis.

En définitive, ce que je retiens de ce long, long, long monologue du maire de Drancy, c’est :

  • D’une part que Jean-Christophe Lagarde explique qu’il n’a, en fait, pas menti aux drancéens, mais à un journaliste du Parisien, pendant la campagne des municipales, pour ne pas que ce journal puisse faire correctement son travail d’information etc. etc., on en revient donc bien à ce souci de notre maire de dissimuler la vérité aux drancéens sur les sujets « sensibles » pour ne pas provoquer de trouble, non ? En quoi donc n’a-t-il pas menti aux drancéens ? Et pourquoi donc, s’il l’assume, en faire alors tout un plat ? Je ne demande simplement qu’à débattre avec Jean-Christophe Lagarde sur ce thème relatif à l’exercice de la démocratie locale.
  • Et c’est d’autre part que Jean-Christophe Lagarde explique que je suis « modeste » pendant les séances de conseil municipal (et bien oui, 2 modestes minutes contre 32…, difficile de ne pas être « modeste » du coup…) et que je me transforme en je ne sais quoi, dès que je rentre chez moi, le soir, me mettant alors à raconter n’importe quoi devant mon écran d’ordinateur… Cela, c’est une histoire d’opinion, mais la réalité est que je suis socialiste, défenseur de la légalité, défenseur du droit à vivre tranquillement de toutes celles et ceux qui arpentent le sol français et donc drancéen, quelles que soient leur sexe, leur opinion politique, leur nationalité, leur couleur de peau, leur philosophie ou religion etc. Je suis par ailleurs défenseur du principe de laïcité, de la loi de 1905 et, ce n’est pas antinomique, je suis également favorable à ce que les religions puissent être pratiquées dans des conditions décentes et adéquates et notamment la religion de l’islam, seconde religion pratiquée en France, si je ne m’abuse, n’en déplaise à ceux qui m’attaquent et s’expriment (le plus souvent de façon anonyme) sur des sites que ne renieraient pas les amis de M. Jean-Marie Le Pen.

Une mosquée à Drancy, Oui ! Bien sûr !
Le mensonge et la dissimulation, Non ! Et encore, Non.

- Affaire à suivre -

Gilles Saulière, Conseiller municipal
d’opposition socialiste à Drancy


Drancy : mensonge et laïcité, mélange explosif

septembre 20, 2008

Le site d’information MEDIAS LIBRES, après avoir écrit un article sur l’affaire du mensonge de Jean-Christophe Lagarde concernant la mosquée de Drancy, ouvre ses colonnes à l’opposition socialiste ici. C’est assez rare pour être souligné, habituellement, la presse ouvre beaucoup plus facilement ses colonnes au très médiatique ex-MoDem nouveau Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde, maire réélu de Drancy. Merci donc à MEDIAS LIBRES.

Dans cette affaire, qui est très sérieuse, à triple titre, nous avons pris le choix de ne pas nous laisser perturber par l’ultra médiatisation qui en est faite par Jean-Christophe Lagarde lui-même, d’une façon d’ailleurs beaucoup trop voyante et grossière pour être complètement innocente, non ? En effet :

  • Proclamer sans pudeur avoir menti à ses administrés et leurs élus ;
  • Mettre de l’huile sur le feu de la laïcité, au moment même où ce fondement majeur de notre république est choisi par Nicolas Sarkozy comme nouveau thème de provocation et de déstabilisation de nos institutions ;
  • Mettre sous les feux de la rampe la communauté musulmane de Drancy, (qui, rappelons le clairement, n’est pas à l’origine de cette douteuse manipulation des lois de la république) ce qui n’aura comme but que celui strictement inverse à la justification de son mensonge, qui était, il faut le rappeler, d’éviter le trouble et les troubles ! ! ! Ainsi au contraire, le résultat est déjà là : les passions s’excitent, les tensions à l’égard de la population musulmane pointent, les communautés commencent à s’opposer et cerise sur le gâteau, le maire permet à la droite la plus à droite et la plus sombre de Drancy, laquelle semblait jusque là en rapide déclin, de trouver un thème pour se rassembler et exprimer sa haine.

Bref, Jean-Christophe Lagarde souhaite certainement donner des gages de soutien à Nicolas Sarkozy sur son pproche « positive » de la laïcité, aura-t-il enfin un poste dans son gouvernement ?

Bref, Jean-Christophe Lagarde fait du sur-bruit, mélange tout pour étouffer ses fautes, mais elles sont bien là !

Alors, n’en déplaise à certains, nous autres, socialistes de Drancy, ne nous laisserons pas déstabiliser par une campagne médiatique d’un côté et les attaques de toutes parts, nous ferons notre travail d’opposition, jusqu’au bout, à notre rythme pour démêler cet écheveau, faire respecter les lois de la république, laïque, démocratique et remettre les choses en ordre.

Est-ce de la mollesse ? Ainsi que s’en offusque une commentatrice sur le site MEDIAS LIBRES ? Non madame, peut-être simplement de la modestie et de la mesure. Nous ne crions pas au loup, d’autres se font assez plaisir sur ce thème, nous préférons tenter de résoudre les problèmes qui nous sont posés. Et celui-ci en est un de taille. Rendez vous donc très bientôt pour la suite.


Jean-christophe Lagarde : des hypocrisies françaises aux mensonges à Drancy

septembre 9, 2008

Il l’avait déjà expliqué lors d’une séance au conseil municipal, portant notamment sur l’officialisation de la vocation exclusive de mosquée de la toute nouvelle ex-salle polyvalente de Drancy Avenir (l’une des deux séances qui n’ont pas été publiées sur le site officiel de la municipalité), il l’a apparemment confirmé au journal Le Parisien le 6 septembre : Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy, nouveau grand pourfendeur des hypocrisies françaises, (du moins dans son livre de l’été), ment délibérément aux Drancéens, pour le bien commun, pour notre bien, car nous autres, Drancéennes et Drancéens, voyez-vous ne sommes  certainement pas capables de penser, de réfléchir par nous-mêmes, nous ne savons pas nous tenir, il faut faire les choses qui paraissent sensibles, dans notre dos, discrètement, en nous mentant sur la réalité, pour que nous puissions uniquement, une fois que tout est fait, reconnaître avec admiration que c’était en effet ce qu’il fallait faire. . .

Mais quel est ce maire qui semble prendre ses administrés pour des brutes incultes et non douées de pensée ?

Faut-il qu’une certaine droite se sente à ce point installée, faut-il qu’un homme politique se sente à ce point investi d’une mission quasi-divine, d’une supériorité sans appel sur les habitants de « sa » ville, d’un paternalisme achevé, pour en arriver là !

Mais qu’est-ce que c’est que cette façon de faire ? Nous savions déjà Jean-Christophe Lagarde peu en phase avec le concept de démocratie participative, cette chose bizarre à ses yeux et qui voudrait dire que le peuple puisse participer aux choses de la la ville dans laquelle il habite, plus d’une fois tous les 6 ans, lorsqu’il s’agit de glisser un bulletin dans l’urne. Quelle idée saugrenue ! « Votez, puis dormez 6 ans ! »

Mais là, c’est quand même un cran de plus dans le mépris affirmé de la citoyenneté de chacune et de chacun, c’est l’affirmation d’une certaine attitude de celui qui pense que tout lui est devenu acquis et que lui seul, au-dessus de la mêlée, a reçu des votes de ses concitoyens le pouvoir de faire ce qu’il veut, de les mener où il veut, en les maintenant dans une ignorance orchestrée, parce qu’ils ne savent pas ce qui est bon pour eux, parce qu’ils ne sont pas suffisamment intelligents pour entendre et comprendre les raisons de tel ou tel projet afin de s’exprimer et donner une opinion digne d’être prise en considération. Et bien NON ! Avec Jean-Christophe Lagarde, c’est « Dormez Drancéennes, dormez Drancéens, ma police municipale veille sur vous, je m’occupe du reste, de tout le reste et vous verrez après comme j’avais raison. »

Êtes-vous d’accord avec cette façon de faire ? Sommes-nous condamnés à être les moutons de notre berger -menteur Jean-Christophe Lagarde ? Quel sera votre prochain mensonge, Monsieur Jean-Christophe Lagarde ?

Quelque soit le fond de l’affaire, ce n’est pas une façon de faire, Monsieur le maire. J’ose espérer que vous réfléchirez à vos actes et que vous vous rendrez compte que la démocratie, qui vous a porté à la plus haute marche de notre ville, qui vous a offert une nouvelle fois cette écharpe tricolore qui orne votre costume, mérite le respect le plus absolu, nécessite de vous une conduite exemplaire et un effort de tous les instants pour expliquer, échanger, écouter vos concitoyens et habitants de votre ville, y-compris au delà des seuls 42 conseillers municipaux qui forment votre majorité absolue au Conseil municipal.

Assumez vos choix au grand jour, n’ayez pas peur de votre ombre ni de la notre, nous aussi Drancéennes et Drancéens, avons reçu à la naissance les dons merveilleux de l’intelligence et du coeur.

Vous devez à votre ville, non pas cette sorte de gouvernement par le mensonge soit disant éclairé, mais une direction claire, précise, transparente et ouverte des affaires de la ville et des ses habitants.

Gilles Saulière, Conseiller municipal d’opposition socialiste.


22 juin, inauguration du wagon témoin du mémorial national du camp de Drancy, l’occasion de se souvenir et de réfléchir à notre devoir de drancéens envers l’Histoire.

juillet 3, 2008

Moment de mémoire, moment émouvant. De 1942 à 1944, notre ville fut le lieu d’où partirent plus de 60.000 malheureux, hommes, femmes, enfants, dont le seul crime était d’être né juif, entassés dans des wagons à bestiaux, pour Auchwitz et qelques autres camps, pour y être massacrés.

Nouvelle exposition dans le wagon lui-même restauré, ce dimanche 22 juin, c’était l’inauguration, en présence de nombreuses associations de déportés, enfants de déportés, des associations juives, les représentants des cultes, juifs, chrétiens, les responsables de la toute nouvelle mosquée de Drancy. Le sous-préfet de Bobigny était là aussi, représentant l’état français, avec le maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde et une délégation du conseil municipal, parmi laquelle, vos trois conseillers municipaux socialistes,  Jocelyne Vivent, Rosalie Lechanoine et moi-même, seuls représentants de l’opposition ce jour là.

Nous déposâmes un bouquet de fleurs de Drancy, devant le monument du mémorial, juste à côté de celle du comité du mémorial, un peu avant la cérémonie, pour honorer la mémoire de ceux qui souffrirent et moururent sous l’action immonde des pires représentants qui soient de l’espèce humaine dans ce qu’elle peut avoir de plus sombre, de plus ténébreux, de plus détestable. Quelques fleurs pour se souvenir et aussi pour se rappeler que chaque jour qui se lève, chaque nuit qui tombe, aujourd’hui, des crimes contre notre humanité se perpétuent,  loin de toute caméra de notre chère presse inefficace, dans le silence odieux de nos consciences endormies, dans l’indifférence malsaine de nos petites vies confortables.

La cérémonie d’inaguration fut émouvante, comme prévisible, puis, après la visite du wagon, un vin d’honneur permit aux nombreux drancéennes et drancéens présents de partager un moment de convivialité œcuménique et en dehors de toutes différences partisanes.

Il était inscrit dans le pré-programme socialiste pour les municipales de mars 2008, le projet de créer sur le site de La Muette, à la place de la cité, un complexe universitaire international, dédié aux travaux de veille, de recherche et d’étude, sur tous les crimes, les atteintes aux droits de l’homme, barbarismes et obscurantismes qui polluent notre planète : j’écrivais alors :

« Pour enfin que Drancy rayonne de culture, qu’elle devienne le lieu de mémoire, d’intelligence et de résistance que son histoire lui impose d’être pour briser le sort qui frappa son passé. Pour qu’elle devienne un rendez-vous pour tous les chercheurs d’humanité, un haut lieu de souvenir, d’information, de culture, sur les années terribles, afin qu’elle se hisse à la pointe du combat pour un « Toujours se souvenir pour ne plus jamais revivre ». Pour qu’alors enfin, peut-être, notre ville ne soit plus synonyme de camp mais au contraire, de progrès contre tous les fanatismes, obscurantismes, barbaries, régimes génocidaires, … , bref tout ce que l’Humanité recèle de plus sombre et que nous nous devons tous de combattre chaque seconde de notre vie. C’est, non seulement possible, mais totalement indispensable. »

Combien de temps encore des familles vivront-elles sur ce site de la Muette ? Dans ces pièces qui furent celles où les juifs furent parqués, en attendant de prendre le train vers la destination finale, entre ces murs peuplés de larmes, de souffrances inhumaines, de la mort qui frappa les plus faibles parmi les plus faibles. Est-il vraiment concevable que cette situation continue ainsi des années encore ?

Gilles Saulière, Conseiller municipal d’opposition socialiste


Avis de recherche à Drancy : Mais où était M. Anthony Mangin, 2ème adjoint au maire, en charge de la culture, le soir du 21 juin dernier ?

juin 29, 2008

Samedi dernier, il y tout juste une semaine, c’était le 21 juin. Le début de l’été, le lendemain du solstice, la chaleur, la fête, la date qui commence à sentir les vacances, les examens commencent à être derrière les étudiants, Roland Garros est terminé. Mais le 21 juin, depuis 1982, c’est aussi, dans le monde entier, … la célébrissime fête de la musique ! Hé oui ! Cette fête lancée il y a 16 ans par Jack Lang,  ministre de la culture de François Mitterrand, s’est répandue à travers le monde et un peu partout, en cette date là, sur la surface de notre douce planète, les humains que nous sommes partagent un moment de douceur, de joie, de fête, de convivialité en partageant le plaisir de jouer ou d’écouter de la musique. … Partout ? Hé bien non, dans un petit coin de la planète Terre, en Europe, occidentale, dans le pays qui a vu naître cette fête, un petit village résiste encore à la périphérie de lla capitale, un petit village ? Non, en fait , c’est la 69ème ville de France et son adjoint au maire en charge de la culture, en passe de venir culte, M. Anthony Mangin. Bravo, à Drancy, c’est l’exception culturelle à l’envers ! !

Donc, samedi dernier, après les quelques petites mises en bouche  proposées dans la journée au parc de la ville et alors que tout le monde dans toutes les villes et tous les villages de France et dans bon nombre de villes et de villages du monde, se préparaient à une soirée, une nuit de fête, nous, à Drancy, nous cherchions M Anthony Mangin pour lui demander le programme… Heureusement, le conservatoire avait organisé de sa propre initiative et dans ses propres locaux, un petit moment en tout début de soirée, de chant et de musiques qui fut, pour les quelques privilégiés qui apprirent l’information, un instant de douceur, de magie et de joie. Mais une fois sortis, le reste de la soirée, à Drancy, ce fut le calme plat, le désert musical, absurde, inepte, incompréhensible.

Alors, Monsieur Anthony Mangin, où étiez-vous, le 21 juin dernier au soir ? Est-ce que la musique ne fait pas partie de la culture, dont vous êtes en charge au sein du conseil municipal de Drancy ?

Vous êtes pourtant l’un des deux adjoints au maire rémunérés au titre d’une activité permanente, (avec votre collègue Aude Lavail), apparemment cela ne suffit pas !

Rien sur la rubrique culture du site officiel de Drancy ! Quant au guide-saison-culturelle-drancy-2007-2008, (ici à gauche) il mentionne bien la fête de la musique, … , mais certainement pour nous faire penser, ce jour là, d’aller voir ailleurs s’il y a de la lumière …et de la musique….Ou donc ? Au Bourget ? Au Mille club du Bourget, chez votre ami Vincent Capo-Canella qui n’a pas d’adjoint dédié à la culture mais qui n’a pas oublié la fête de la musique ? A Paris, où Bertrand Delanoë et son équipe ont prévu plus de 100 concerts, soirées, etc. A Montreuil ? A Pantin ? etc.

Et voici à droite : l’agenda culturel avril / mai / juin de Drancy, avec un mois de juin spécialement aéré, … pour que nous puissions aller ailleurs fêter la musique peut-être. Bravo M. Anthony Mangin ! Rappelez-nous de ne pas voter pour vous si jamais vous vous présentez un jour à une élection démocratique.


1848-2008 : il y a 160 ans, nous abolissions l’esclavage. Vendredi 23 mai, à Drancy, nous commémorions cet évènement.

mai 25, 2008

C’était vendredi 23 mai à 19 heures, autour de la statue de Christian Moisa, boulevard Paul Vaillant-Couturier. L’atmosphère était au recueillement, à la célébration de cette date du 23 mai 1948, symbole de l’abolition de l’esclavage, en France, puis, dans les colonies, Martinique, Gaudeloupe, Réunion, Guyane. Victor Schoelcher, homme politique et franc-maçon affirmé, artisan prépondérant de cette immense tournant dans la lutte pour la Liberté et l’émancipation de l’humanité, fut dans nos mémoires, ainsi qu’Aimé Césaire, dont nous gardons dans nos cœurs la blessure encore vive de sa mort trop récente.

Un bon nombre de conseillers municipaux, d’adjoints (notre maire s’était fait excuser, occupé à défendre les intérêts de son nouveau parti de droite (le Nouveau Centre) dans les débats sur la réfome des institutions), le préfet de Seine Saint Denis, la population de Drancy étaient présents avec nos amis de la Martinique, Guadeloupe, Réunion et tous les autres pays, d’Afrique et d’ailleurs, ayant eu à souffrir dans leur chair et dans leur âme de cette abomination que fut et qu’est encore l’esclavage un peu partout dans le monde, parfois même encore aujourd’hui dans le silence assourdissant des appartements de certaines familles françaises sans morale, sans humanité.

Zoom sur la gerbe socialiste au pied de la statue dédiée aux victimes de l'esclavage

Les socialistes, étaient activement présents pour cet anniversaire fondateur pour tout défenseur de la liberté et de l’émancipation de l’humanité et ont souhaité déposer une gerbe mêlant à des fleurs tropicales colorées trois roses rouges couleur du socialisme de cœur, de combat et d’ouverture qui nous anime. La gentillesse de M. Romain Dachiville, 4ème adjoint, nous permit, à Manuel Moenza, qui avait dirigé avec soin la confection de la gerbe de fleurs et Gilles Saulière, Conseiller municipal, alors que ce n’était pas prévu dans le protocole de départ, de pouvoir déposer nos fleurs, les premiers. Instant intense où le temps sembla s’immobiliser pour nous rapprocher des milliers d’êtres humains qui purent enfin goûter la douceur de la Liberté, 160 ans tout juste plus tôt.

Le même jour, à la nuit tombée, une soirée antillaise vînt couronner cette journée dédiée au souvenir de la liberté retrouvée, au gymnase Delaune, musique, percussions, danses convivialité et chaleur furent au rendez-vous jusque tard dans la nuit. Les socialistes étaient encore là et y croisèrent quelques membres éminents du Collectif Drancy Citoyen.


Un an de Sarkozy déjà ! Quelle misère !

mai 7, 2008

C’était il y a un an, Nicolas Sarkozy remportait les élections présidentielles, après une campagne fondée sur un message « J’ai changé ! », un slogan, la « rupture tranquille », des promesses, à l’interne, la défense du pouvoir d’achat, à l’international, la défense des valeurs de la France, la défense des libertés.

C’était alors les premières manifestations du changement selon Nicolas Sarkozy : après Bigard et Mireille Mathieu à la Concorde, c’était soirée au Fouquets entre amis du monde de la finance, de la grande entreprise sans oublier le show-biz et le People, promenade en yacht avec l’ami Vincent Bolloré, etc. etc.

Un an plus tard, où sont passées les belles envolées lyriques ?

Un an plus tard, où sont passées les belles envolées lyriques sur la politique internationale gaullienne, la lutte courageuse contre les tous les fanatismes et toutes les oppressions ? Au fond de la tente dressée en plein Paris de M. Khadafi, au verso du pitoyable badge de l’équipe de France Olympique, ou plutôt dans la poubelle où il a fallu le jeter, tant la violence inouïe de son message révolutionnaire « Pour un monde meilleur » révulsait le CIO, risquant de heurter les dirigeants chinois ?

Un an plus tard, où sont passées les belles promesses ?

Certainement au même endroit que notre pouvoir d’achat. Seuls certains d’entre nous (souvenez-vous, dès le début de l’été, le « bouclier fiscal ») ont pu en profiter un peu. Hélas, ce n’était pas les plus démunis, pensez-vous, ils sont bien trop nombreux… non, c’était les plus riches parmi les plus riches, les copains quoi… Ensuite, patatras, terminé. L’ouverture c’est bien pour piquer des personnalités de gauche et les compromettre dans un gouvernement de droite qui se cache, mais l’ouverture, cela ne veut donc certainement pas dire, s’emparer des meilleures idées, des meilleurs projets pour les mettre en œuvre.

  • Aussi, à la place de la démocratie participative, on a eu un ultra-président derviche tourneur, ne restant pas en place et décidant de tout, de tout et de son contraire…
  • Aussi, à la place d’une politique généreuse d’effort et de redistribution des richesses vers les plus démunis d’entre nous, nous avons eu M. Brice Hortefeu à l’intérieur qui chasse vers l’extérieur au Karcher les sans-papier, jusqu’à la sortie des écoles maternelles ; Nous avons eu une attaque systématique et désordonnée contre les tous acquis au fil de plus de trois siècles de haute lutte du peuple que nous sommes…
  • Aussi, à la place d’une vaste politique de revalorisation de notre enseignement seule à même de nous permettre d’offrir à nos enfants les meilleures chances d’entrer dans la vie du monde d’ajourd’hui, nous avons eu la promesse de lourdes diminutions de postes pour la rentrée 2008 et la suppression programmée de la carte scolaire, afin de permettre aux plus favorisés de se regrouper entre eux, et aux autres, …de se débrouiller, entre eux ! Hormis apparemment notre maire Nouveau Centre, Nous autres, habitants de Drancy, nous savons ce que cela veut dire dans le 93, n’est-ce pas ?
  • Aussi, à la place d’une prise de conscience claire des enjeux vitaux de la sauvegarde de notre environnement, de notre planète, nous avons eu un Grenelle de l’environnement, doté d’un site internet rien qu’à lui, …mais aussitôt oublié, une fois notre dos tourné !
  • Aussi à la place de l’amélioration de notre Justice, nous avons eu droit aux coupes sombres d’une Ministre de haute couture, faisant son tour de France de fauche des tribunaux de proximité à la hussarde, au mépris du peuple, souverain certes, mais bon pour devoir se déplacer à plus de 100 km parfois pour qu’on lui rende justice !
  • Aussi à la place de prisons plus humanisées, souvenez-vous, fin 2007, le rapport du Comité anti-torture du Conseil de l’Europe accablant sur l’état des prisons françaises et auparavant en 2005, le rapport du commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Alvaro Gil-Robles qui indiquait que les prisons françaises étaient les pires d’Europe ! Et bien, avec Nicolas Sarkozy soutenu d’ailleurs, il faut le souligner, par notre député Jean-Christophe Lagarde (carrément favorable quant à lui au retour de la peine de mort…), nous avons eu un cortège de nouvelles petites lois plus stupides et dures les unes que les autres ayant abouti à l’explosion de la population carcérale ! Or, cette population carcérale, ce sont des êtres humains, ce sont nos sœurs et nos frères, qui ont le droit à vivre dignement, quelque soient les erreurs, les fautes, les crimes, aussi odieux qu’ils soient, qu’ils aient pu commettre. L’humanité se distingue de l’animalité par la conscience qu’elle a de sa faiblesse, par la défense du plus faible contre le plus fort. L’homme ou la femme enfermé dans une prison, est un être faible, à protéger, à préserver, à réhabiliter, à résinsérer, tant qu’il y a une lueur d’espoir. C’est tout le contraire que met en œuvre Nicolas Sarkozy, c’est tout le contraire dont rêve Jean-Christophe Lagarde.
  • Aussi, à la place d’un dialogue social garant de la paix sociale et de la mise en commun des intelligences de tous pour soigner la France, nous avons eu droit à un gouvernement cynique, des ministres qui se moquent de nous, prenant leurs mesures entre deux avions, entre deux cocktails, sans concertation, au mépris des vies humaines concernées, avec l’unique rengaine « Les français nous ont élu pour que nous allions au bout des réformes ». Nous avons eu l’attaque en règle contre le droit de grève ! C’est sûr, il est plus facile de faire disparaitre les symptômes plutôt que de devoir affronter les maux qui nous rongent Monsieur Nicolas Sarkozy, Monsieur Jean-Christophe Lagarde ! Quel courage vous nous montrez là ! Bravo ! Qui croyez-vous abuser ?
  • Aussi, à la place d’un élan de l’économie et une augmentation des emplois, par des meures réfléchies en direction de là où se crée la vraie richesse d’un pays, là où se créent les emplois, c’est-à-dire, les petites et moyennes entreprises, les artisans, les commerçants, etc., nous avons eu le grand déballage guignolesque de ces messieurs et dames du MEDEF et la l’UIMM, se battant comme des chiffonniers à grands coups de caisses noires pleines de millions d’euros bien opaques, nous avons eu les augmentations indécentes des salaires indécents de nos super grands patrons amis indécents de la présidence de la république sarkozienne.
  • Enfin, à la place d’un pays plus humain, plus doux, plus en harmonie avec la grandeur que nous portons en nous, peuple de France, subissons pour nous-mêmes et offrons au monde, un show quotidien médiocre à base de la télé-réalité indigne d’un président se mettant en scène avec l’obscénité d’un parvenu hypnotique au milieu de ses amis choisis, Jean-Marie Bigard, en tête.

Un an, déjà ? Un an à peine ! Combien de temps encore allons-nous devoir endurer cela ? Que faire contre cela ? La gauche n’est pas morte ! Nous n’oublions pas, nous autres socialistes, qu’à Drancy, l’an dernier, vous ne vouliez pas de Nicolas Sarkozy, vous aviez élu Ségolène Royal avec plus de 52% de vos voix ! Alors, je vous le dis, nous sommes toujours là, nous travaillons à construire une gauche qui gagne les élections, nous travaillons à devenir dignes de la confiance que nous espérons vous voir nous confier lors des scrutins à venir, nous partons de loin au niveau local, au vu des scores aux municipales. Mais nous avons de l’énergie à revendre et des idées, chers amis commentateurs de ce blog, nous vous promettons de les partager avec vous, ici et de les défendre partout où ce sera possible, au conseil municipal et partout ailleurs.

A très bientôt,

Gilles Saulière, Conseiller municipal d’opposition socialiste.


Tous avec la FCPE pour venir au secours de nos enfants et la défense de l’Education nationale

avril 11, 2008

APPEL DE LA FCPE ET DES SYNDICATS D’ENSEIGNANTS DE SEINE-SAINT-DENIS

Face à la remise en cause du Service Public de l’Education nationale que le gouvernement veut imposer et qui se caractérise en Seine-Saint-Denis par :

  • Le refus d’ouvrir 94 classes en élémentaire et maternelle ;
  • Le refus de respecter les seuils d’ouverture de classe ;
  • Les fermetures de 47 classes sans raison valable ;
  • La suppression de près de 400 postes dans le département et 870 sur l’Académie ;
  • La suppression des postes d’enseignants spécialisés ;
  • Le recours abusif aux heures supplémentaires pour assurer les heures dues aux élèves, alors que les remplacements de courtes durées ne sont pas assurés ;
  • Un appel aux retraités de l’Education Nationale pour assurer des remplacements ;
  • Une réforme des programmes dans la précipitation et sans concertation avec les Parents ;
  • Un fichage des élèves (création d’une « base élève »);
  • La disparition de certaines options ;
  • 23 milliards d’euros pour faire classe pendant les vacances et faire taire les revendications salariales…

La FCPE et les syndicats d’enseignants appellent à se retrouver nombreux pour défendre un Service Public de l’Education nationale et exiger un enseignement de qualité.

Manifestation unitaire départementale

Samedi 12 avril 2008 à 11H00 à Bobigny

Rendez-vous devant la
Bourse du travail, Place de la Libération

>> Plan d’accès <<

SOYONS NOMBREUX ! => DEMAIN, IL SERA TROP TARD pour pleurer sur les classes et moyens disparus…


Contact FCPE Drancy

FCPE 93

Mme Monique GORDIEN
119, rue Sadi Carnot
Maison des associations Pierre Bot
93700 Drancy

Tél. : 01 48 32 10 67
Fax : 01 48 32 10 67
Mél : fcpedrancy@free.fr


La CGT rencontre le personnel des écoles : Cantines gratuites : un constat navrant !

avril 4, 2008

Non respect de nos enfants de DrancyMettre en place un système de cantine gratuite, du jour au lendemain, sans aucune concertation ni préparation, était-ce bien raisonnable ? Qu’en est-il sur le terrain ? Comment sont traités gratuitement nos enfants ? ? La CGT est allée sur le terrain, voici l’extrait de son compte-rendu :

Extrait du compte-rendu :

CGT Drancy« Dans le cadre d’un suivi des conditions de travail dans les écoles municipales de Drancy, le syndicat CGT des territoriaux a décidé d’organiser des rencontres avec le personnel des agents de restauration, d’étages, des gardiens et hommes de cour. Des écoles types ont été choisies, une quarantaine d’agents de 8 écoles ont participé à ces rencontres dans le cadre des heures d’information syndicale. »

Le passage sur les conditions de vie à l’heure du repas dans nos fameuses cantines gratuites…

« Qualité et temps de repas

Manger avec appétit n’est plus de mise dans les cantines aujourd’hui à Drancy. Il suffit de regarder le niveau des poubelles pour se rendre compte que la nourriture industrielle ne satisfait pas les papilles de nos enfants. Plus question de demander du « rabiot » quand c’est bon, vous n’aurez que votre portion. De toute façon, vous n’auriez pas le temps d’avaler votre supplément puisque votre repas est compris entre 10 à 20 minutes suivant l’espace de la cantine ou le nombre d’inscrits. Alors délectation ou malbouffe ?

L’inadaptation de certains « espaces cantines » ne semble pas avoir effleuré, un seul instant, le bon sens de l’organisation et de la qualité environnementale, de nos techniciens de la politique et de notre administration.

Conditions de travail / Matériel

• L’augmentation du nombre de repas servis s’apparente plus à un travail de chaîne industrielle.

• L’achat de repas à bas prix fait que le personnel se voit attribuer de nouvelles fonctions d’épluchage et de préparation des légumes crus. Les tomates, le croyez-vous sont préparées à la main et non coupées avec une machine..

• Les espaces lavage vaisselles sont étroits, voir inadaptés dans certaines écoles visitées. Un an après la mise en place de la cantine gratuite, il manque de la vaisselle et surtout des nouveaux outils pour faciliter le travail de préparation. »

  • Téléchargez le compte-rendu complet de la CGT ici.
  • Le site de la CGT Drancy.

Affaire à suivre.