1848-2008 : il y a 160 ans, nous abolissions l’esclavage. Vendredi 23 mai, à Drancy, nous commémorions cet évènement.

C’était vendredi 23 mai à 19 heures, autour de la statue de Christian Moisa, boulevard Paul Vaillant-Couturier. L’atmosphère était au recueillement, à la célébration de cette date du 23 mai 1948, symbole de l’abolition de l’esclavage, en France, puis, dans les colonies, Martinique, Gaudeloupe, Réunion, Guyane. Victor Schoelcher, homme politique et franc-maçon affirmé, artisan prépondérant de cette immense tournant dans la lutte pour la Liberté et l’émancipation de l’humanité, fut dans nos mémoires, ainsi qu’Aimé Césaire, dont nous gardons dans nos cœurs la blessure encore vive de sa mort trop récente.

Un bon nombre de conseillers municipaux, d’adjoints (notre maire s’était fait excuser, occupé à défendre les intérêts de son nouveau parti de droite (le Nouveau Centre) dans les débats sur la réfome des institutions), le préfet de Seine Saint Denis, la population de Drancy étaient présents avec nos amis de la Martinique, Guadeloupe, Réunion et tous les autres pays, d’Afrique et d’ailleurs, ayant eu à souffrir dans leur chair et dans leur âme de cette abomination que fut et qu’est encore l’esclavage un peu partout dans le monde, parfois même encore aujourd’hui dans le silence assourdissant des appartements de certaines familles françaises sans morale, sans humanité.

Zoom sur la gerbe socialiste au pied de la statue dédiée aux victimes de l'esclavage

Les socialistes, étaient activement présents pour cet anniversaire fondateur pour tout défenseur de la liberté et de l’émancipation de l’humanité et ont souhaité déposer une gerbe mêlant à des fleurs tropicales colorées trois roses rouges couleur du socialisme de cœur, de combat et d’ouverture qui nous anime. La gentillesse de M. Romain Dachiville, 4ème adjoint, nous permit, à Manuel Moenza, qui avait dirigé avec soin la confection de la gerbe de fleurs et Gilles Saulière, Conseiller municipal, alors que ce n’était pas prévu dans le protocole de départ, de pouvoir déposer nos fleurs, les premiers. Instant intense où le temps sembla s’immobiliser pour nous rapprocher des milliers d’êtres humains qui purent enfin goûter la douceur de la Liberté, 160 ans tout juste plus tôt.

Le même jour, à la nuit tombée, une soirée antillaise vînt couronner cette journée dédiée au souvenir de la liberté retrouvée, au gymnase Delaune, musique, percussions, danses convivialité et chaleur furent au rendez-vous jusque tard dans la nuit. Les socialistes étaient encore là et y croisèrent quelques membres éminents du Collectif Drancy Citoyen.

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