Le Conseil d’Etat donne raison à la CGT Drancy contre Jean-Christophe Lagarde
La liberté syndicale est essentielle à la vie d’une démocratie.
Elle est l’une des libertés qui permettent à la paix sociale de se construire, de se fortifier, jour après jour, favorisant entre les partenaires sociaux, le dialogue plutôt que l’affrontement, la construction commune plutôt que la lutte les uns contre les autres, le respect plutôt que le mépris et la haine.
Le Conseil d’État, notre plus haute juridiction administrative, a donné raison, le 28 décembre dernier, à la CGT de Drancy, dont notre Maire, M. Jean-Christophe Lagarde, voulait réduire et entraver les moyens de fonctionnement. Bravo à nos institutions, bravo à nos forces syndicales, en particulier au cas présent à la CGT de Drancy, rendons hommage à leur courage et à leur opiniâtreté.
Manifestement, Jean-Christophe Lagarde ne supporte pas beaucoup d’avoir une opposition trop près de lui,
- que ce soit sur le registre politique, il n’y a qu’à assister à une réunion du Conseil Municipal pour s’en rendre compte, son mépris ouvertement affiché pour l’opposition pourtant bien clairsemée de son Conseil Municipal est pour le moins choquante ;
- ou que ce soit sur le terrain du travail : en 2003, il avait déjà fait, devant le même Conseil d’État, les frais d’un comportement inadmissible, pour la violation du secret de la correspondance envers ses propres adjoints au maire et 5 Conseillers municipaux (Cf. décision du Conseil d’État ici sur le site officiel Legifrance) ; il récidive cette fois en déniant au personnel municipal le droit d’exercer sa liberté syndicale. En attendant le texte original de la décision du Conseil d’État, voici ici, l’article de la CGT sur son site.
De quoi donc a peur M. Jean-Christophe Lagarde ?
A vouloir se protéger ainsi contre de telles formes fondamentales de liberté d’expression, il est à se demander de quoi Jean-Christophe Lagarde a peur. Craindrait-il à ce point la contradiction ?
En tous cas, le mépris et le déni des libertés sont contradictoires avec l’idée de démocratie. Le Maire est le Maire de tous les habitants de sa commune et si nous lui devons le respect, lui nous doit également le respect. Il semble qu’il faille le lui rappeler de manière forte, en lui déniant par exemple, dès le 9 mars, le droit à un second mandat dans notre ville de Drancy.
Qu’en pensez-vous ?
