Nous avons perdu les législatives 2007, dès le premier tour. Arrivés troisièmes sur la circonscription, notre candidate socialiste, Myriam Benoudiba s’est désistée au profit d’Abdel Sadi, pour le parti communiste. …Avec le résultat que nous avons pu constater
Pourtant, avec 58% de voix pour Ségolène Royal aux présidentielles sur notre circonscription, la Gauche était majoritaire en nombre. L’espoir devenait possible. Hélas, malgré notre engagement, l’énergie de Myriam, de Sélim, d’Akim et de tous les militants et sympathisants socialistes de Drancy, nous n’avons pu ou su suffisamment transformer ce score pour le reporter sur notre candidate. Nous n’avons pu la porter jusqu’aux portes de l’assemblée nationale, pour y remplacer Jean-Christophe Lagarde, nouveau membre du Nouveau Centre, après avoir renié son ancien mentor et ami François Bayrou….
Sommes-nous condamnés à regarder, à laisser Jean-Christophe Lagarde nous barrer éternellement la route ?
Notre route est celle des forces démocratiques de progrès. Notre route socialiste est celle qui ne confond pas l’intérêt de quelques portions privilégiées de la population avec l’intérêt de tous et de chacun, celle qui ne se sert pas de façon honteuse d’une démagogique « gratuité pour tous » que ne favorise que les plus aisés au détriment des plus faibles, celle qui ne dépense pas l’argent des ses administrés ni ne brade le patrimoine commun dans des programmes immobiliers qui visent à remplacer la population actuelle, populaire, variée, colorée, par des populations plus riches, moins drôles mais obligatoirement capables de débourser beaucoup beaucoup plus que ce que peut le permettre un smic ou 2 ou même 3…
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Chères amies, chers amis de Drancy, vous pouvez compter sur nous, nous poursuivons notre engagement, l’engagement envers notre idéal démocratique et progressiste et nous espérons bien, bientôt, de nouveau pouvoir planter quelques roses socialistes au frontispice de notre belle mairie de Drancy…

juillet 1, 2007 à 8:09 |
[...] La position socialiste à Drancy Prochain rendez-vous pour enfin battre la Droite : Les municipales 2008 [...]
juillet 6, 2007 à 1:48 |
PARIS, 4 juil 2007 (AFP) –
Des élus socialistes, dont plusieurs partisans de Ségolène Royal, ont décidé de se lancer sans attendre dans la rénovation du parti, estimant que le processus proposé par la direction “n’est pas à la hauteur de l’enjeu”.
“Le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd’hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l’issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre”, écrivent dans un communiqué plusieurs élus du parti, dont les députés Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Christian Paul, Patrick Bloche, Patricia Adam, Christophe Caresche, le maire de Bondy Gilbert Roger…
“Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d’idées floues, de vieilles recettes”, ajoutent-ils, refusant “la tentation dominante” de l’immobilisme et défendant “une transformation profonde” du parti.
Pour eux, “le processus proposé par la direction n’est pas à la hauteur de l’enjeu”: “réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002″, il risque d’amener aux “mêmes funestes résultats” en 2012 qu’en 2007.
“C’est d’un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin”, affirment-ils.
Pour ce faire, il faut que “tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d’y répondre”.
“Il faut changer de méthode pour changer le fond”, a précisé à l’AFP Gaëtan Gorce, qui craint que le parti n’organise qu’un débat “personnalisé et instrumentalisé par les luttes de clans”. Et si la direction du parti ne lui “inspire pas confiance”, il affirme qu’il ne s’agit en rien d’un procès de personne contre François Hollande, à qui il reproche d’être “la clef de voûte d’un système” qui n’a pas de capacité à “changer rapidement”.
Signez la pétition pour la rénovation MAINTENANT ! >>> http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS—petition-pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html
août 24, 2007 à 4:43 |
À Drancy, une famille expulsée à coup de bélier
Le réseau de défense des mal-logés dénonce l’acharnement de la mairie contre la famille Oz, violemment expulsée, hier matin, de son appartement.
Vers 2 heures du matin, hier, Hadiye Oz s’est réveillée et ne s’est plus rendormie. Brûlée par une peur indomptable. La même qui intoxique chacune de ses nuits depuis le 3 juillet que la décision d’expulsion est tombée. La même qui lui a rongé le ventre et creusé le visage à mesure que l’échéance approchait.
Vers 7 heures, Hadiye a confié ses enfants à des amis. Vers 8 heures, la police a frappé. Une trentaine d’agents. Hadiye a refusé d’ouvrir. À l’aide d’un bélier, les forces de l’ordre ont défoncé la porte et l’ont traînée, hurlante, jusque sur le palier, hors de cet appartement où elle vivait avec sa famille depuis plus de quatre ans. Une intervention qui aurait pu être l’épilogue – violent, selon les témoignages – d’une bagarre qui oppose la mairie de Drancy, en Seine-Saint-Denis, à la famille Oz. Mais peu avant midi, le préfet faisait une proposition de relogement à Bobigny. Pour les soutiens de la famille, nombreux, hier, à tenter de s’opposer à son expulsion, la nouvelle sonne comme un désaveu de la décision de Jean-Christophe Lagarde, député et maire de la ville (Nouveau Centre), injoignable hier après-midi.
Petit retour en arrière. En 2003, le pavillon où vit la famille Oz essuie un incendie, victime collatérale du sinistre qui a ravagé la menuiserie voisine. Hadiye et Idris, son mari, font une demande de relogement d’urgence. La mairie leur propose un quatre-pièces dans la cité Marcel-Cachin. Un bail de trois mois est signé, puis un second. Après quoi la mairie somme le couple et ses trois enfants de partir.
Faute d’autre solution, le couple engage des démarches pour être maintenu dans les lieux. Épaulé par le collectif des mal-logés, la CNL et les communistes de la ville, il se lance dans une bataille au long cours.
QUATRE ANS DE BATAILLE ACHARNÉE
« Nous nous sommes installés, nous avons refait les papiers peints, les travaux, tout », explique Hadiye, debout devant son appartement, dont l’entrée lui est désormais interdite. Elle continuera de payer les loyers jusqu’au bout, et l’OPHLM de les lui encaisser, tout en l’invitant à partir. Le rapport de forces durera ainsi quatre ans.
Mais, en juin, la mairie redouble de véhémence. Jusqu’à ce 3 juillet, donc, où le couperet tombe. L’intervention municipale ne s’arrête pas au commandement de partir. Alors qu’une pétition circule pour soutenir les Oz, Jean-Christophe Lagarde se fend d’une lettre à l’attention de (presque) tous les signataires du texte. Datée du 23 juillet, cette missive leur est adressée personnellement et à leur domicile. Le député et maire y affirme que la famille Oz a menti, que son pavillon n’a pas été détruit, pas plus que son mobilier. Rappelant qu’elle faisait l’objet d’une procédure d’expulsion pour loyer impayé avant même l’incendie de son pavillon, il conclut que « les communistes de Drancy soutiennent des gens qui pénètrent dans des appartements à partir de fausses déclarations ». Calomnie, assurent les concernés. « Les constats d’assurances témoignent des dégâts », explique Nathalie Vasseur, première secrétaire du Parti communiste de la ville. « Et si la famille Oz refusait de s’acquitter du loyer de son ancien logement, c’est parce que le propriétaire refusait de rembourser des travaux légalement à sa charge. »
Dix voitures pour une seule famille
Les pratiques du maire flirtent avec les limites de la démocratie, estime-t-elle. La lettre, bien sûr, mais aussi la brutalité de l’intervention policière – dix voitures, pour une seule famille -, qui a surpris militants, élus de l’opposition (PCF et LO) et voisins. Certains affirment avoir été traînés par terre. L’un deux a été menotté, puis embarqué, sans poursuite, toutefois.
« Le fait que le préfet ait proposé un relogement prouve bien que le dossier des Oz tient la route », estime par ailleurs Nathalie Vasseur. Ni voyous, ni voleurs, assure de la même façon le collectif des mal-logés : les Oz sont la cible d’un acharnement de la part de la mairie. Qui les a, quoi qu’il en soit, bannis de la ville où ils habitaient depuis plus de treize ans.
Marie-Noëlle Bertrand
Humanité 23 aout 2007